Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Page 1 sur 1 • Partager •
Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Martin Ouellet
Presse canadienne
Kandahar (Afghanistan)
L'opposition massive des Québécois à l'engagement militaire du Canada en Afghanistan blesse autant qu'elle exaspère les soldats d'infanterie francophones débarqués au cours des dernières semaines dans le pays.
«Tu viens ici parce que tu y crois, tu veux apporter de la sécurité et aider des gens à s'en sortir et là, chez vous, les gens ne sont pas réceptifs. Ils disent que tu t'en vas tuer du monde», a déploré vendredi à la Presse canadienne le caporal-chef David Martel, membre de l'équipe de combats du Royal 22e Régiment chargée de patrouiller le district de Shawali Kot, un des points chauds du sud-est afghan.
«Moi je me suis fait dire, par quelqu'un d'instruit, bardé de diplômes, qu'il n'y aurait pas de guerre dans le monde s'il n'y avait pas des gens comme moi. Ça m'a vraiment choqué d'entendre ça d'une personne qui devrait en savoir plus», raconte le soldat Francis Archambault.
Selon lui, les opposants à la présence canadienne font fausse route lorsqu'ils accusent le gouvernement de Stephen Harper de vouloir s'aligner pas à pas à la politique étrangère américaine afin de demeurer dans les bonnes grâces de l'administration Bush.
«Cela n'a rien à voir. Le Canada ne retire pas grand-chose de sa présence ici. Ça coûte des vies, ça coûte de l'argent, mais on essaie de donner une chance de s'en sortir à des peuples qui ont besoin d'aide. C'est probablement la plus grande chose que je vais faire dans ma vie», a argué le soldat Archambault, âgé de 23 ans.
Une mission mal comprise
Peu avant le grand déploiement des militaires de la base de Valcartier (ils seront plus de 2000 dans quelques jours dans la province de Kandahar), les Forces armées canadiennes ont mené une campagne de charme au Québec pour tenter de gagner la population à la cause défendue en Afghanistan. Un groupe de soldats avait notamment été délégué à l'Assemblée nationale où une motion devait être adoptée pour souligner leur sens du devoir. Or, certains députés ont refusé de se lever lorsque les militaires ont été présentés en Chambre.
«Les gens ont droit à leur opinion», insiste pour sa part le sergent Steve Dufour, qui préfère ne pas s'engager sur le terrain politique. Néanmoins, il estime que la mission canadienne, qui se tient sous l'égide de l'OTAN, est mal comprise et souvent mal interprétée.
«J'ai parlé à une étudiante qui était contre la mission. Je lui ai dit: “Toi au Canada, est-ce que quelqu'un t'empêche d'aller à l'école, de t'instruire?” C'est comme ça ici (en Afghanistan)», a-t-il illustré, convaincu que ce sont les enfants afghans qui pourront un jour reprendre le contrôle de leur pays, à condition de pouvoir recevoir une éducation digne de ce nom.
Mais pour l'heure, les quelque 500 fantassins du Royal 22e tentent de «limiter le mouvement des insurgés» dans le sud-est du pays à partir de la base de patrouille Wilson, à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Kandahar.
Expérience peu concluante
Pour une première fois vendredi, des soldats de la compagnie B du troisième bataillon du Royal 22e, fraîchement arrivés au pays, ont patrouillé à pied un hameau du district de Shawali Kot, en collaboration avec la police nationale afghane (PNA). L'expérience n'a cependant guère été concluante.
Armés de fusils d'assaut C-7, les soldats ont marché prudemment dans les rues quasi désertes du village, restant à l'affût de tout mouvement suspect. Soudainement, un policier afghan a tiré, par erreur apparemment, une décharge de fusil mitrailleur AK-47, ce qui a fait croire pendant un court moment aux Canadiens qu'ils étaient attaqués. Il n'y a pas eu d'autres coups de feu tirés et personne n'a été blessé.
Outre cette bourde, les policiers afghans avaient aussi cru bon d'inciter les villageois à demeurer terrés dans leur demeure pendant la visite des Canadiens, ce qui a mis en furie le capitaine des troupes, Stéphane Girard.
«Nous, on voulait prendre contact, jaser avec les gens. Mais ils sont arrivés avant nous et leur ont fait peur», a-t-il dénoncé.
Manquant de formation, d'entraînement, d'équipement et gangrenée par la corruption, la nouvelle police nationale afghane inspire peu confiance. Consciente du fait qu'il n'y aura jamais de paix en Afghanistan sans le support d'une force policière professionnelle, respectée dans les communautés, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), dont fait partie le Canada, a convenu d'accroître ses efforts dans les prochains mois pour améliorer la formation des policiers.
Presse canadienne
Kandahar (Afghanistan)
L'opposition massive des Québécois à l'engagement militaire du Canada en Afghanistan blesse autant qu'elle exaspère les soldats d'infanterie francophones débarqués au cours des dernières semaines dans le pays.
«Tu viens ici parce que tu y crois, tu veux apporter de la sécurité et aider des gens à s'en sortir et là, chez vous, les gens ne sont pas réceptifs. Ils disent que tu t'en vas tuer du monde», a déploré vendredi à la Presse canadienne le caporal-chef David Martel, membre de l'équipe de combats du Royal 22e Régiment chargée de patrouiller le district de Shawali Kot, un des points chauds du sud-est afghan.
«Moi je me suis fait dire, par quelqu'un d'instruit, bardé de diplômes, qu'il n'y aurait pas de guerre dans le monde s'il n'y avait pas des gens comme moi. Ça m'a vraiment choqué d'entendre ça d'une personne qui devrait en savoir plus», raconte le soldat Francis Archambault.
Selon lui, les opposants à la présence canadienne font fausse route lorsqu'ils accusent le gouvernement de Stephen Harper de vouloir s'aligner pas à pas à la politique étrangère américaine afin de demeurer dans les bonnes grâces de l'administration Bush.
«Cela n'a rien à voir. Le Canada ne retire pas grand-chose de sa présence ici. Ça coûte des vies, ça coûte de l'argent, mais on essaie de donner une chance de s'en sortir à des peuples qui ont besoin d'aide. C'est probablement la plus grande chose que je vais faire dans ma vie», a argué le soldat Archambault, âgé de 23 ans.
Une mission mal comprise
Peu avant le grand déploiement des militaires de la base de Valcartier (ils seront plus de 2000 dans quelques jours dans la province de Kandahar), les Forces armées canadiennes ont mené une campagne de charme au Québec pour tenter de gagner la population à la cause défendue en Afghanistan. Un groupe de soldats avait notamment été délégué à l'Assemblée nationale où une motion devait être adoptée pour souligner leur sens du devoir. Or, certains députés ont refusé de se lever lorsque les militaires ont été présentés en Chambre.
«Les gens ont droit à leur opinion», insiste pour sa part le sergent Steve Dufour, qui préfère ne pas s'engager sur le terrain politique. Néanmoins, il estime que la mission canadienne, qui se tient sous l'égide de l'OTAN, est mal comprise et souvent mal interprétée.
«J'ai parlé à une étudiante qui était contre la mission. Je lui ai dit: “Toi au Canada, est-ce que quelqu'un t'empêche d'aller à l'école, de t'instruire?” C'est comme ça ici (en Afghanistan)», a-t-il illustré, convaincu que ce sont les enfants afghans qui pourront un jour reprendre le contrôle de leur pays, à condition de pouvoir recevoir une éducation digne de ce nom.
Mais pour l'heure, les quelque 500 fantassins du Royal 22e tentent de «limiter le mouvement des insurgés» dans le sud-est du pays à partir de la base de patrouille Wilson, à environ 65 kilomètres au nord-ouest de Kandahar.
Expérience peu concluante
Pour une première fois vendredi, des soldats de la compagnie B du troisième bataillon du Royal 22e, fraîchement arrivés au pays, ont patrouillé à pied un hameau du district de Shawali Kot, en collaboration avec la police nationale afghane (PNA). L'expérience n'a cependant guère été concluante.
Armés de fusils d'assaut C-7, les soldats ont marché prudemment dans les rues quasi désertes du village, restant à l'affût de tout mouvement suspect. Soudainement, un policier afghan a tiré, par erreur apparemment, une décharge de fusil mitrailleur AK-47, ce qui a fait croire pendant un court moment aux Canadiens qu'ils étaient attaqués. Il n'y a pas eu d'autres coups de feu tirés et personne n'a été blessé.
Outre cette bourde, les policiers afghans avaient aussi cru bon d'inciter les villageois à demeurer terrés dans leur demeure pendant la visite des Canadiens, ce qui a mis en furie le capitaine des troupes, Stéphane Girard.
«Nous, on voulait prendre contact, jaser avec les gens. Mais ils sont arrivés avant nous et leur ont fait peur», a-t-il dénoncé.
Manquant de formation, d'entraînement, d'équipement et gangrenée par la corruption, la nouvelle police nationale afghane inspire peu confiance. Consciente du fait qu'il n'y aura jamais de paix en Afghanistan sans le support d'une force policière professionnelle, respectée dans les communautés, la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), dont fait partie le Canada, a convenu d'accroître ses efforts dans les prochains mois pour améliorer la formation des policiers.

Marchand De Boeufs- Le plus beau
- Nombre de messages: 1540
Date d'inscription: 03/05/2005


Touz- L'homme de la maison
-

Nombre de messages: 7204
Age: 28
Date d'inscription: 09/08/2005
Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
A de que cé???
_________________
GARDEZ LE SOURIRE, C'EST LE SOLEIL DE LA VIE!
PÉPÈRE DECELLES C,EST L,ESSENTIEL....

Pépère Decelles- Le farceur grivois
-

Nombre de messages: 5626
Age: 55
Date d'inscription: 09/05/2006
Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Bah, je sais pas, sur les forums de débats politiques un article comme celui la est d'autant plus suffisant pour entamer des débats.

Marchand De Boeufs- Le plus beau
- Nombre de messages: 1540
Date d'inscription: 03/05/2005

Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
C'est dans ce genre de situation que je suis fier de nos troupes.
Je veux pas me lancer dans le débat, mais même si je n'approuve pas les dépenses du Canada, je crois que la cause est bonne. Si le Canada n'enlève pas les troupes, supportons-les, au moins!
On est en train de narger ces gars-là pendant qu'ils risquent leurs vies!
Je veux pas me lancer dans le débat, mais même si je n'approuve pas les dépenses du Canada, je crois que la cause est bonne. Si le Canada n'enlève pas les troupes, supportons-les, au moins!
On est en train de narger ces gars-là pendant qu'ils risquent leurs vies!
_________________
********************
TheGodFather
Every day is saturday night, but I can't wait till Sunday Morning.

TheGodFather- Membre qui a été oublié
-

Nombre de messages: 300
Age: 18
Date d'inscription: 21/03/2006

Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Je suis une sceptique.
On envoie les soldats en disant une chose mais en pensant une autre. Est-ce que le Canada aurait vraiment envoyé des troupes là bas s'il n'existait aucune pression?
Les vies perdues (des deux bords) et les sommes phénomenales dépensés valent-ils la peine?
Je crois que non. Imaginez combien de bien ces sommes auraient pu faire sans tuer le monde s'ils étaient investis pour combattre le sida...
Mais la politique est la politique. Qui sait exactement comment l'intervention en Afghanistan change les dynamiques entre les États-Unis et le Moyen Orient?
Honnêtement, il y a trop d'enjeux dans la politique internationale qu'on ne sait pas et qu'on ne sauras probablement jamais. Malheureusement, une acte "d'aide humanitaire" pure qui coute des billions de dollars sans rien de retour qu'un remerciement ne me semble pas comme la façon de faire de n'importe quel gouvernement. Ils doivent certainement avant tout penser à notre propre pays, nos écoles et nos vieux, notre systeme de soins de santé etc... Ils doivent aussi avoir une raison très importante (un danger quelconque) et probablement incroyablement impopulaire qui les motive à envoyer nos soldats.
Et, très probablement, les soldats eux-meme ne sauront jamais la vrai raison. Ce n'est pas un caporal-chef qui connait le vrai but ultime d'un mission. Il sait ce qu'il doit savoir et c'est tout.
... C'est plate qu'une personne 'instruite' lui dise ca... c'est un manque de tact incroyable d'attaquer la raison d'être d'une personne et il s'en fait à la mauvaise personne (ce qui me fait douter de son intelligence). Ce qu'il dit est vrai par contre... sans soldats, pas de guerre. Mais si des soldats existent déjà, il devient une obligation d'en avoir aussi pour se protéger.
Anyways. Voilà.
On envoie les soldats en disant une chose mais en pensant une autre. Est-ce que le Canada aurait vraiment envoyé des troupes là bas s'il n'existait aucune pression?
Les vies perdues (des deux bords) et les sommes phénomenales dépensés valent-ils la peine?
Je crois que non. Imaginez combien de bien ces sommes auraient pu faire sans tuer le monde s'ils étaient investis pour combattre le sida...
Mais la politique est la politique. Qui sait exactement comment l'intervention en Afghanistan change les dynamiques entre les États-Unis et le Moyen Orient?
Honnêtement, il y a trop d'enjeux dans la politique internationale qu'on ne sait pas et qu'on ne sauras probablement jamais. Malheureusement, une acte "d'aide humanitaire" pure qui coute des billions de dollars sans rien de retour qu'un remerciement ne me semble pas comme la façon de faire de n'importe quel gouvernement. Ils doivent certainement avant tout penser à notre propre pays, nos écoles et nos vieux, notre systeme de soins de santé etc... Ils doivent aussi avoir une raison très importante (un danger quelconque) et probablement incroyablement impopulaire qui les motive à envoyer nos soldats.
Et, très probablement, les soldats eux-meme ne sauront jamais la vrai raison. Ce n'est pas un caporal-chef qui connait le vrai but ultime d'un mission. Il sait ce qu'il doit savoir et c'est tout.
«Moi je me suis fait dire, par quelqu'un d'instruit, bardé de diplômes, qu'il n'y aurait pas de guerre dans le monde s'il n'y avait pas des gens comme moi. Ça m'a vraiment choqué d'entendre ça d'une personne qui devrait en savoir plus», raconte le soldat Francis Archambault.
... C'est plate qu'une personne 'instruite' lui dise ca... c'est un manque de tact incroyable d'attaquer la raison d'être d'une personne et il s'en fait à la mauvaise personne (ce qui me fait douter de son intelligence). Ce qu'il dit est vrai par contre... sans soldats, pas de guerre. Mais si des soldats existent déjà, il devient une obligation d'en avoir aussi pour se protéger.
Anyways. Voilà.

Talar- L'Armiamienne du forum
-

Nombre de messages: 160
Age: 24
Date d'inscription: 02/10/2008
Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Je suis d'accord avec Talar, sauf pour le dernier paragraphe.
Pas de soldat, il y aurait tout de même des guerres. Les soldats sont des "professionnels" en cas de guerre. Ils n'ont pas toujours existé. Les guerres elles, oui. Y'a qu'à regarder les guerres de rues de Montréal. Pas de soldats et plusieurs morts par année.
Au Canada, les soldats sont là pour "prévenir", puisque personne ne veut attaquer le Canada et le Canada n'ira pas en guerre au moyen-orient pour le pétrole, comme le fait les É-U. Mais bon... c'est du moins ce que l'on croit pour l'instant.
Pas de soldat, il y aurait tout de même des guerres. Les soldats sont des "professionnels" en cas de guerre. Ils n'ont pas toujours existé. Les guerres elles, oui. Y'a qu'à regarder les guerres de rues de Montréal. Pas de soldats et plusieurs morts par année.
Au Canada, les soldats sont là pour "prévenir", puisque personne ne veut attaquer le Canada et le Canada n'ira pas en guerre au moyen-orient pour le pétrole, comme le fait les É-U. Mais bon... c'est du moins ce que l'on croit pour l'instant.

Touz- L'homme de la maison
-

Nombre de messages: 7204
Age: 28
Date d'inscription: 09/08/2005
Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Je suis déchirée dans ce débat.
Jamais je ne dirai à un militaire qu'il fait son travail en vain, qu'il n'a pas sa raison d'être. Je croyais être contre la guerre en Afghanistan. Je ne suis plus si sûre de l'être. Certes, notre gouvernement devrait penser à nous d'abord, mais je pense que notre situation, bien qu'imparfaite, est pas mal plus proche de l'idéal que là-bas. Oui des soldats meurent, mais c'est un des risques de leur métier, ils en sont tous conscient.
On peut décider de se replier sur nous même, ne pas se tourner vers les autres, aucune vie ne seraient perdues chez nous, et l'argent resterait entre nos frontières. Mais est-ce que la vie d'un Canadien vaut plus que la vie d'un Afghan?
Jamais je ne dirai à un militaire qu'il fait son travail en vain, qu'il n'a pas sa raison d'être. Je croyais être contre la guerre en Afghanistan. Je ne suis plus si sûre de l'être. Certes, notre gouvernement devrait penser à nous d'abord, mais je pense que notre situation, bien qu'imparfaite, est pas mal plus proche de l'idéal que là-bas. Oui des soldats meurent, mais c'est un des risques de leur métier, ils en sont tous conscient.
On peut décider de se replier sur nous même, ne pas se tourner vers les autres, aucune vie ne seraient perdues chez nous, et l'argent resterait entre nos frontières. Mais est-ce que la vie d'un Canadien vaut plus que la vie d'un Afghan?

Zoé- L'oeil bleu qui vous guette
-

Nombre de messages: 1610
Age: 23
Date d'inscription: 23/04/2008

Re: Les soldats du 22e irrités par l'opposition des Québécois
Tout est relatif!
Dans les yeux de notre gouvernement, bien sûre que oui! Tout comme la vie de ma mère vaut plus pour moi que la vie d'un étranger... et ca, même si je crois que tout le monde a droit à la vie et au bonheur.
Dans les yeux de notre gouvernement, bien sûre que oui! Tout comme la vie de ma mère vaut plus pour moi que la vie d'un étranger... et ca, même si je crois que tout le monde a droit à la vie et au bonheur.
_________________
"Oui, répondit celui-ci d'une voix sourde, c'est M.Edmond et Mlle Mercédès."

Talar- L'Armiamienne du forum
-

Nombre de messages: 160
Age: 24
Date d'inscription: 02/10/2008
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Pool de la LNH
Chronique Sportive






